Détection des cyberattaques : pourquoi les organisations détectent trop tard les attaques et comment répondre aux exigences de la Directive NISv2 et de l’ANSSI
Introduction – Détection des cyberattaques et conformité NISv2 : un enjeu stratégique pour les organisations françaises
La détection des cyberattaques est aujourd’hui le maillon faible de nombreuses organisations, qu’il s’agisse d’entreprises privées, d’acteurs publics ou d’opérateurs d’importance vitale. Malgré des investissements massifs en outils de sécurité – SIEM, EDR, firewall nouvelle génération, supervision de sécurité – les incidents sont encore détectés trop tard.
Cette détection tardive augmente considérablement l’impact financier, opérationnel et réputationnel d’une attaque. Dans un contexte de conformité NIS2 et de renforcement des exigences de l’ANSSI, la capacité à analyser et détecter les attaques cyber rapidement devient un impératif réglementaire et stratégique.
En tant qu’acteur rennais de la cybersécurité, cabinet de Conseil cybersécurité qualifié PASSI et PACS, ORNISEC accompagne les organisations à Rennes, en Bretagne et partout en France pour structurer leur gouvernance cybersécurité, renforcer leur supervision de sécurité et professionnaliser leur gestion des incidents cybersécurité.
Pourquoi les organisations détectent trop tard les cyberattaques ?
La détection tardive n’est pas principalement un problème technologique. Elle résulte d’un déficit de maturité globale : gouvernance, analyse de risques, supervision, chaîne de décision et culture cyber.
Supervision non opérée en 24/7 : un angle mort majeur
De nombreuses organisations disposent d’un SIEM ou d’une solution d’analyse et détection des attaque cyber. Pourtant, la supervision de sécurité n’est pas opérée 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
L’absence d’astreinte cyber formalisée ou de relais week-end crée une fenêtre critique. Une alerte déclenchée le vendredi soir peut ne pas être analysée avant le lundi matin. Dans le cadre de la Directive NISv2, ce délai peut être incompatible avec les obligations de notification rapide.
Sans supervision continue, la gestion des incidents cybersécurité devient réactive et non proactive.
Tous les périmètres ne sont pas journalisés
Un audit de sécurité informatique révèle fréquemment que tous les actifs critiques ne sont pas journalisés correctement. Certains serveurs ne remontent pas leurs logs, les environnements cloud sont mal configurés, les équipements réseau ne sont pas intégrés au SIEM, et les journaux Active Directory ou Microsoft 365 sont incomplets.
Sans journalisation exhaustive, l’analyse et détection des attaque cyber est structurellement limitée. La détection repose alors sur des indices partiels, rendant impossible une investigation fiable.
Journalisation non orientée risques
Collecter des logs ne suffit pas. Encore faut-il savoir pourquoi on les collecte.
Dans de nombreuses structures, aucune analyse de risque formelle (EBIOS RM ou ISO 27005) n’a été réalisée. Les actifs critiques ne sont pas priorisés. Les scénarios d’attaque majeurs ne sont pas identifiés. Les événements de sécurité stratégiques ne sont pas définis.
On collecte des données sans stratégie. Or la conformité NIS2 impose une approche basée sur le risque.
Absence de stratégie de corrélation adaptée
Les systèmes de détection sont souvent configurés avec les règles par défaut de l’éditeur. Sans stratégie de corrélation contextualisée, les scénarios identifiés lors de l’analyse de risques ne sont pas traduits en règles de détection opérationnelles.
Résultat : trop de faux positifs, mais surtout absence de détection des signaux faibles réellement dangereux.
La supervision de sécurité doit être alignée sur les risques métier, pas uniquement sur des standards génériques.
Alert fatigue et surcharge opérationnelle
Les équipes IT reçoivent trop d’alertes, sans priorisation claire. Les incidents IT sont confondus avec des incidents cyber. Les analystes qualifiés sont rares.
Progressivement, certaines alertes sont ignorées ou reportées. La capacité à gérer les incidents cybersécurité se dégrade.
Manque de chaîne de décision claire
Même lorsqu’une attaque est détectée, la réaction est souvent retardée. Qui décide de l’escalade ? Qui déclenche la procédure de gestion des crises ? Qui active le PRA ? Qui informe la direction générale ?
Sans procédure de gestion des incidents formalisée, sans fiche reflex opérationnelle, les premières heures sont perdues.
Or ces heures sont critiques pour limiter l’impact.
Gouvernance cybersécurité insuffisante
L’absence de gouvernance cybersécurité structurée explique en grande partie la détection tardive. RSSI non positionné, absence de comité SSI, indicateurs non suivis en CODIR, absence de pilotage stratégique.
La détection des cyberattaques n’est pas un sujet technique. C’est un sujet de gouvernance et de conformité.
Ce que demande la Directive NISv2 en matière de détection et gestion des incidents
La Directive NISv2 renforce significativement les obligations en matière de gestion des incidents cybersécurité et de supervision.
Les organisations concernées doivent mettre en place des mesures techniques et organisationnelles adaptées au risque, incluant :
- Capacités de détection précoce
- Procédure de gestion des incidents formalisée
- Notification rapide aux autorités compétentes
- Plan de gestion de crise cyber
- Exercices réguliers
L’ANSSI attend un socle de résilience solide, basé sur une approche systémique : analyse de risque, gouvernance, supervision, réaction et amélioration continue.
Pour comprendre précisément les obligations réglementaires, consultez le portail officiel NIS2 de l’État :
https://monespacenis2.cyber.gouv.fr/directive/
ORNISEC accompagne les organisations dans leur conformité NIS2 en structurant l’ensemble du dispositif de détection et de réponse aux incidents.
Les exigences de l’ANSSI pour un socle de résilience solide
L’ANSSI insiste sur plusieurs piliers fondamentaux :
- Une gouvernance cybersécurité claire
- Une analyse de risque structurée
- Une supervision de sécurité adaptée aux enjeux
- Une capacité à gérer les incidents cybersécurité rapidement
- Une culture de gestion de crise
La Qualification PASSI et la Qualification PACS garantissent une expertise reconnue par l’État en matière d’audit de sécurité informatique et d’accompagnement stratégique.
En tant que cabinet PASSI LPM, ORNISEC intervient auprès d’acteurs critiques en France et en Europe pour renforcer leur conformité, leur résilience et leur capacité d’Homologation des systèmes d’information.
Règles clés pour améliorer la détection et la réaction
Une détection efficace repose sur une architecture globale.
- La première règle consiste à réaliser une analyse de risques complète afin d’identifier les actifs critiques et les scénarios d’attaque prioritaires.
- La deuxième règle consiste à aligner la supervision de sécurité sur ces scénarios. Le SIEM doit être configuré selon une stratégie de corrélation basée sur le risque.
- La troisième règle impose une supervision 24/7, internalisée ou externalisée, avec astreinte cyber formalisée.
- La quatrième règle consiste à formaliser une procédure de gestion des incidents, incluant fiches reflex, matrices d’escalade et procédure de gestion des crises.
- La cinquième règle est la réalisation régulière d’un exercice de crise cybersécurité pour tester le dispositif.
L’intérêt stratégique des exercices de crise cyber
Un exercice de crise cybersécurité permet de tester la capacité réelle à gérer les incidents cybersécurité.
Il révèle les faiblesses organisationnelles : lenteur décisionnelle, confusion des rôles, défaut de communication.
L’exercice permet également d’améliorer les procédures de gestion des incidents, d’actualiser les fiches reflex et de renforcer la coordination entre IT, sécurité et direction générale.
La Directive NISv2 encourage fortement ces tests réguliers.
L’offre ORNISEC pour la conformité NIS2 et la détection des cyberattaques
En tant que leader en cybersécurité basé à Rennes, ORNISEC propose un accompagnement complet couvrant :
- Audit de sécurité informatique
- Analyse de risques EBIOS RM
- Gouvernance cybersécurité
- Mise en place de procédure de gestion des incidents
- Accompagnement gestion de crise cyber
- Supervision de sécurité et stratégie SIEM
- Exercice de crise cybersécurité
- Formation et sensibilisation
- Homologation des systèmes d’information
- Conseil cybersécurité stratégique
- Accompagnement subvention cybersécurité
Nos expertises couvrent la cybersécurité en France et en Europe, avec une approche structurée, conforme aux attentes de l’ANSSI et aux exigences de la Directive NISv2.
Pour approfondir votre démarche :
Livre Blanc Directive NISv2
https://www.ornisec.com/livre-blanc/
Guide conformité NIS2
https://www.ornisec.com/comment-se-mettre-en-conformite-avec-la-directive-nis-2-guide-etape-par-etape-pour-les-entreprises-concernees/
Subventions cybersécurité
https://www.ornisec.com/livre-blanc-subventions-cyber/
Cybersécurité et intelligence artificielle
https://www.ornisec.com/cybersecurite-et-intelligence-artificielle-comprendre-les-risques-et-renforcer-la-securite-de-vos-systemes-dia/
Conclusion – De la détection tardive à la résilience maîtrisée
La détection tardive des cyberattaques n’est pas une fatalité. Elle résulte d’un déficit de gouvernance, d’analyse de risque et d’organisation.
La conformité NIS2 impose désormais une transformation profonde : supervision 24/7, gestion des incidents cybersécurité formalisée, exercices de crise réguliers et pilotage stratégique.
ORNISEC, cabinet qualifié PASSI et PACS, vous accompagne à chaque étape.
Contactez nos experts pour structurer votre dispositif de détection et renforcer votre résilience cyber.